En août 1572, la tolérance religieuse est un vague concept. Protestants et catholiques se mettent sur la tronche depuis des années, et ce n’est pas près de changer. Le problème est que cela laisse planer en continu un risque de guerre civile. Cela va déboucher sur l’une des phases les plus terribles de notre histoire nationale et durant laquelle le roi Charles IX sera sans pitié.
Le souhait de Charles IX en vidéo !
Durée de la vidéo : 1 minute
Un mariage se termine en souhait d’exterminer les Protestants
Pour tenter d’apaiser les tensions, la couronne décide du mariage d’Henri de Navarre et de Marguerite de Valois, un protestant et une catholique. Pour fêter ce moment important, tous les chefs protestants sont dans la capitale.
Le problème est que le mariage ne s’accompagne pas de sentiment de paix. Au contraire, des heurts éclatent rapidement. C’est le moment choisi par Charles IX, sur les conseils ou les ordres de sa mère Catherine de Médicis, pour se débarrasser une fois pour toutes de l’hérésie protestant en les massacrant.
Mais, Charles IX a une condition : il ne faut en oublier aucun. Il dit à ses hommes : « Tuez-les, mais tuez-les tous, qu’il n’en reste pas un pour me le reprocher. »

La consigne est donc la violence. Elle est entendue et respectée.
Toutefois, l’historien relève une question intéressante. Le roi parlait-il de tous les chefs protestants ou de tous les Protestants ? La réponse est incertaine.
Le massacre de la Saint-Barthélemy débute et Charles IX en est satisfait
Le massacre de la Saint-Barthélemy débute. Plusieurs milliers de protestants sont rapidement tués à Paris. Puis, l’envie de supprimer ceux que l’on considère comme des hérétiques envahit le reste du royaume. Près de 30 000 Français protestants périssent dans le Royaume de France. C’est un véritable génocide. Sur cet article, je donne d’autres chiffres.
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Après les violences parisiennes, Charles IX semble satisfait puisqu’il prononce devant le cadavre de l’amiral de Coligny, le chef du parti protestant : « Le corps d’un ennemi mort sent toujours bon. ».
Heureusement pour l’Histoire de France, Henri de Navarre, futur Henri IV, échappe à la mort.
Cependant, le petit Charles IX s’est manqué. Contrairement à sa consigne, tous les Protestants n’ont pas été tués. Il y a donc encore eu des conflits de religion. Encore pire, cet acte terrible laisse dans nos mémoires le souvenir d’un comportement indigne d’un souverain de France. Un roi ne fait pas massacrer autant de ses sujets !

Article écrit par Denis
Créateur de la Tête Haute Française, je partage mon amour de l’Histoire de France sans prétention, en essayant de la rendre amusante (même si je sais que cet humour ne sied pas à tout le monde).
