Quel comportement a adopté le parti communiste français pendant la guerre 39-45 ?

Le Parti communiste français pendant la Seconde Guerre mondiale est un sujet qui divise toujours. Mais ne t’inquiète pas, je vais te raconter ça avec un brin d’humour pour pimenter l’histoire.

Le PCF : entre pacte et résistance

Commençons par le début, comme dirait mon grand-père. En 1939, le Parti communiste français (PCF) se retrouve dans une situation plus compliquée qu’un casse-tête chinois. Le fameux pacte germano-soviétique vient d’être signé, et nos camarades communistes sont comme deux ronds de flan. Que faire ? Résister aux Allemands ou rester fidèles à Moscou ?

Eh bien, figurez-vous que jusqu’au printemps 1941, le PCF a choisi de faire profil bas. Pas de résistance active, mais pas non plus de collaboration. On pourrait dire qu’ils ont adopté la stratégie de l’autruche, la tête dans le sable en attendant que l’orage passe. Mais attention, ne va pas croire qu’ils se la coulaient douce pour autant !

En juin 1940, certains dirigeants communistes ont même tenté un coup de poker. Ils ont demandé aux Allemands l’autorisation de publier à nouveau L’Humanité. Tu imagines la scène ? « Bonjour monsieur l’occupant, on peut avoir notre journal s’il vous plaît ? » Évidemment, ça n’a pas été vu d’un très bon œil par tout le monde.

Mais voilà qu’en juin 1941, patatras ! Hitler lance l’opération Barbarossa contre l’URSS. Et là, le PCF entre officiellement dans la résistance.

Il est aussi à noter que certains anciens communistes ont carrément rejoint la collaboration pendant la guerre. Jacques Doriot, exclu du PCF en 1934, a fondé le Parti populaire français collaborationniste.

Les communistes deviennent les champions de la résistance

À partir de ce moment-là, les communistes vont se démener comme des diables dans un bénitier pour combattre l’occupant. Et crois-moi, ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère !

Tiens-toi bien, voici quelques chiffres qui font froid dans le dos :

  • 30% des fusillés condamnés par les Allemands étaient communistes
  • 80% des otages fusillés appartenaient au PCF

Autant te dire qu’ils n’ont pas fait semblant ! Les communistes ont payé un lourd tribut à la Résistance.

Cette implication massive dans la Résistance a eu un effet boule de neige sur la popularité du PCF. À la Libération, le parti comptait 785 000 membres, contre 270 000 en 1939. Une sacrée progression !

Et ce n’est pas tout ! Aux élections de 1945, le PCF est devenu le premier parti de France avec 26,8% des voix. Un véritable raz-de-marée rouge !

Pour une armée nouvelle et populaire

Après la Libération, les communistes ne se sont pas reposés sur leurs lauriers. Ils ont participé au gouvernement et ont eu une idée un peu farfelue : créer une « armée nouvelle et populaire » inspirée de la Résistance.

Voici un petit tableau récapitulatif de leurs propositions pour cette armée de rêve :

ComposantesDescription
ConscriptionService militaire obligatoire
RéservesCivils formés prêts à intervenir
Forces locales de sécuritéUnités de défense territoriale

Des personnalités communistes ont même occupé des postes ministériels entre 1944 et 1947. Charles Tillon, par exemple, s’est retrouvé à la tête de l’Air puis de l’Armement. C’était un peu comme si on confiait les clés de l’armée à ton voisin de palier !

La guerre froide refroidit les ardeurs

Mais tout n’est pas rose dans le monde des camarades. En 1947, la Guerre froide pointe le bout de son nez, et l’ambiance se refroidit plus vite qu’une bière oubliée au congélateur. L’armée met en place une « action psychologique » anticommuniste. Les communistes passent du statut de héros de la Résistance à celui d' »ennemis intérieurs ». C’est ce qu’on appelle un retournement de situation !Bas du formulaire

denis auteur

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