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Le Front Populaire de 1936 a marqué l’histoire de la politique française, et pas seulement parce qu’il a fait naître les congés payés et la semaine de 40 heures. Mais qui étaient donc les figures emblématiques du mouvement politique ?
Les têtes d’affiche du Front Populaire
Commençons par le grand chef d’orchestre de cette symphonie politique : Léon Blum. Ce socialiste bon teint, à la tête de la SFIO, a été propulsé chef du gouvernement. Imaginez un peu le choc pour les conservateurs de l’époque : un juif socialiste aux manettes de la France ! J’aurais adoré voir leurs têtes.
À ses côtés, on retrouve le camarade Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste français (PCF). Un sacré bonhomme, celui-là ! Cet homme célèbre de gauche a réussi à faire entrer les communistes dans la danse, sans pour autant participer au gouvernement. Malin comme un renard rouge, notre Maurice !
Et puis, il y a Édouard Daladier, le leader du Parti radical. Un homme qui a su jouer les équilibristes entre les différentes tendances du Front Populaire. Je me demande s’il ne faisait pas du yoga en secret pour garder son calme au milieu de tout ce beau monde.
N’oublions pas Roger Salengro, le ministre de l’Intérieur qui a connu une carrière riche et une fin tragique. Victime d’une campagne de diffamation, il s’est suicidé. Une histoire qui nous rappelle que la politique peut parfois être un sport de combat terriblement cruel.
Les femmes à l’assaut du pouvoir
Tiens, parlons un peu des dames qui ont bousculé les codes de l’époque. On a Cécile Brunschvicg, Irène Joliot-Curie et Suzanne Lacore. Ces trois mousquetaires en jupon ont été nommées sous-secrétaires d’État. Une première dans l’histoire de France !
Cécile Brunschvicg s’est occupée de l’Éducation nationale. Irène Joliot-Curie, prix Nobel comme ses parents, a pris en charge la Recherche scientifique. Quant à Suzanne Lacore, elle s’est attelée à la Protection de l’enfance. Pas mal pour des femmes qui n’avaient même pas le droit de vote à l’époque, non ?
Ces nominations ont dû faire grincer des dents plus d’un vieux barbon de l’époque.
Les hommes forts du Front Populaire
Revenons aux messieurs qui ont marqué cette période. Il y a Jean Zay, le jeune ministre radical de l’Éducation nationale. À seulement 32 ans, il a secoué le cocotier de l’éducation française. Un petit génie, ce Jean !
On a aussi Léo Lagrange, sous-secrétaire d’État aux Sports et aux Loisirs. C’est grâce à lui que les Français ont pu profiter de leurs premiers congés payés. Je lui aurais bien offert une médaille en forme de parasol !
N’oublions pas Marx Dormoy, qui a repris le ministère de l’Intérieur après le drame de Salengro. Un homme courageux qui a continué le combat malgré les menaces.
Voici une liste non exhaustive des autres figures significatives :
- Marius Moutet, ministre
- Pierre Cot, ministre
- Paul Rivet, intellectuel socialiste
- Marcel Déat, spécialiste des questions d’enseignement qui finira collabo quelques années plus tard
- Henri Guernut, ancien ministre radical
- Louis L’Hévéder, député socialiste
- Albert Sarraut, leader radical
Qu’a réussi le Front Populaire ?
Le Front Populaire a remporté les élections législatives de 1936 avec 57% des voix au second tour. Pas mal, hein ?
Pendant près de deux ans, de juin 1936 à avril 1938, ces hommes et ces femmes ont transformé la France. Les congés payés, la semaine de 40 heures, les conventions collectives… Autant de mesures qui nous semblent normales aujourd’hui, mais qui étaient révolutionnaires à l’époque.
Alors, la prochaine fois que tu profiteras de tes congés payés, pense un peu à Léon Blum et sa bande. Et pourquoi pas porter un toast à leur mémoire ? Après tout, sans eux, on serait peut-être encore en train de trimer 48 heures par semaine sans vacances !

Article écrit par Denis
Créateur de la Tête Haute Française, je partage mon amour de l’Histoire de France sans prétention, en essayant de la rendre amusante (même si je sais que cet humour ne sied pas à tout le monde).
