Qui étaient les premiers aventuriers français à l’assaut du Mont Blanc ?

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Nos  aventuriers français ont toujours été prêts à relever des défis impossibles, même quand il s’agissait de grimper sur un gros glaçon géant.

Aujourd’hui, je vais vous conter l’histoire d’intrépides montagnards qui ont osé s’attaquer au toit de l’Europe, le Mont Blanc. Accrochez-vous bien, ça va être une sacrée ascension !

Les pionniers de l’impossible : Balmat et Paccard

Imaginez un peu la scène : nous sommes en 1786 et deux gaillards décident de se lancer dans l’aventure la plus folle de leur époque.

D’un côté, Jacques Balmat, un chasseur de chamois de 24 ans qui a l’habitude de courir après des bêtes à cornes dans la montagne. De l’autre, Michel Paccard, un médecin de 29 ans qui préfère ausculter des patients plutôt que des rochers.

Et pourtant, ces deux-là vont former un duo de choc pour conquérir le Mont Blanc.

Balmat, c’était un peu le Rambo de l’époque. Il avait déjà tenté plusieurs fois de grimper en solo, comme s’il jouait à cache-cache avec la montagne. Paccard, lui, c’était plutôt le MacGyver du coin : en plus d’être médecin, il était botaniste et alpiniste. Autant dire qu’il avait plus d’un tour dans son sac !

Le 7 août 1786, nos deux compères partent discrètement des Bossons, en Haute-Savoie. Ils sont équipés comme s’ils allaient faire une simple balade du dimanche : pas de cordes, pas de piolets, pas de crampons. Rien que d’y penser, j’ai déjà mal aux pieds ! Paccard, en bon scientifique, emporte quand même quelques gadgets : un thermomètre, un baromètre et une boussole. On ne sait jamais, ça peut toujours servir pour faire des expériences ou pour trouver le chemin du retour…

Après une journée et demie d’efforts surhumains, nos deux héros atteignent enfin le sommet le 8 août vers 18h. C’est la première ascension réussie du Mont Blanc qui culmine à 4 810 mètres d’altitude. Un exploit qui restera gravé dans l’histoire de l’alpinisme !

Des aventuriers pas comme les autres

Vous pensez que l’histoire s’arrête là ? Que nenni ! La descente réserve encore quelques surprises à nos valeureux grimpeurs. Paccard, le pauvre, se retrouve temporairement aveugle à cause de la réverbération de la neige.

 Il faut dire qu’à l’époque, les lunettes de soleil n’étaient pas vraiment à la mode en haute montagne.

Quant à Balmat, il apprend à son retour que sa fille est décédée pendant son absence. Pas vraiment le genre de nouvelle qu’on a envie d’entendre après avoir conquis un sommet.

Mais attendez, l’histoire ne s’arrête pas là ! Un certain Horace-Bénédict de Saussure, un scientifique suisse un peu timbré, avait promis une récompense à qui calculerait l’altitude exacte du sommet. Balmat, pas feignant pour deux sous, décide de repartir à l’assaut du Mont Blanc dès l’année suivante, en 1787, cette fois-ci pour guider Saussure lui-même. C’est ce qu’on appelle avoir le sens du service !

Les femmes à l’assaut du géant blanc

Eh oui, les gars ! Les femmes aussi ont leur mot à dire dans cette histoire d’alpinisme. Figurez-vous que la première femme à atteindre le sommet du Mont Blanc s’appelait Marie Paradis. Elle a réussi cet exploit le 14 juillet 1808. Cocorico ! Une vraie révolutionnaire, cette Marie, qui a choisi le jour de la fête nationale pour planter son drapeau au sommet.

Mais ce n’est pas tout ! Trente ans plus tard, le 4 septembre 1838, c’est au tour d’Henriette d’Angeville de réaliser la deuxième ascension féminine. Je vous le dis, ces dames n’avaient pas froid aux yeux (ni ailleurs d’ailleurs, vu les températures là-haut).

Et pour enfoncer le clou, Isabella Straton décide de pousser le bouchon encore plus loin en effectuant la première ascension hivernale féminine le 31 janvier 1876. Vous imaginez un peu ? Grimper le Mont Blanc en plein hiver, quel courage !

La postérité et ses petits caprices

Comme souvent dans l’histoire, la postérité a ses petits chouchous. Dans le cas de la première ascension du Mont Blanc, c’est Balmat qui a tiré son épingle du jeu. Le pauvre Paccard, lui, a été un peu oublié au début.

Il a fallu attendre 1887 pour qu’une statue de Balmat et Saussure soit érigée à Chamonix. Et devinez quoi ? Paccard a dû patienter jusqu’en 1986, soit presque un siècle plus tard, pour avoir sa propre statue. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit !

denis auteur

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